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 revue de presse septembre 2006

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Nombre de messages : 23
Date d'inscription : 25/06/2006

MessageSujet: revue de presse septembre 2006   Dim 5 Nov - 20:08

Le Télégramme 01/09/06
Bretagne
Bateaux. Un cimetière livré aux pelleteuses.

Dans les jours prochains, sans doute à la faveur des grandes marées, des pelleteuses débarqueront au petit matin sur la plage du Magouër, à Plouhinec, et broieront en quelques heures les vénérables carcasses du cimetière marin, l’un des emblèmes de la ria d’Etel.
« Au niveau patrimonial, ça rest faible », « c’est une déchetterie ételloise », argumentait la municipalité de Plouhinec, le 6 juillet en faisant voter le « nettoyage » du cimetière marin, justifié par la crainte d’un accident.. Mais au delà, il y a la question de la responsabilité. C’est là qu’avait achoppé le projet de sauvetage de 2003. et cette responsabilité, ni l’association de défense du Magouër, pressentie alors pour la gestion du site, ni le maire ne veulent l’endosser. Et ce projet pilote mené avec le concours des affaires culturelles, qui aurait pu être modélisable pour sauver d’autres sites, a échoué comme les épaves.
Sortir de l’enlisement.
C’est pour sortir de l’enlisement et pour mettre l’Etat et la DDE « devant leurs responsabilités » (conseil du 6 juillet) que le nouveau maire, Yves Jouannic, a brisé les engagements de son prédécesseur, comme le déplore l’association de défense du Magouër : le cimetière ne sera pas sauvé, mais détruit. Au moins pour la moitié relevant de la concession municipale (trois épaves sur six). Et l’urgence est liée à des travaux de mise aux normes du chantier naval voisin qui, une fois réalisés, empêcheront l’accès terrestre des engins au cimetière (1).
Du côté de la DDE maritime, dont relève l’autre moitié, il n’est pas encore question de démolition mais d’une réflexion avec l’association, en vue d’un éventuel transfert de gestion. Mais si rien n’aboutit rapidement, la DDE finira, sans doute, par s’associer à la commune pour une démolition conjointe (2).
Mise en valeur avec sécurisation.
En mai 2005, un autre projet avait été présenté au conseil municipal rencontrant un franc succès. Ce projet architectural et urbanistique, élaboré par des étudiants suivis par le maire Yves Joannic lui-même, envisageait le cimetière de bateaux comme le cœur d’une réhabilitation attractive du secteur : circuit pédagogique, promontoire panoramique pour les peintres, illumination d’ambiance des épaves. Ces propositions allaient de pair avec une sécurisation. Mais ce projet, aussi, est resté dans les cartons.
L’étonnant dans cette affaire est qu’elle soit restée plouhinécoise. Jamais évoqué dans le cadre du Grand-Site dunaire, il n’a pas non plus fait l’objet d’une concertation dans le cadre de la démarche de démocratie locale participative dont bénéficie la ria d’Etel par la « gestion intégrée des zones côtières ».
(1). Le coût de la démolition de la totalité du site serait compris entre 33.000 et 44.000 €.
(2). L’association a soulevé le problème du financement public de cette mise aux normes (création d’un bassin de carénage) sur domaine privé.

Quelles alternatives ?
A quelques jours des coups de pelleteuses, le sort du cimetière marin semble scellé. A moins d’une décision de la préfecture ou du conseil général du Morbihan, alertés par l’association de défense du Magouër, qui a officiellement demandé de sortir le cimetière de la concession municipale et se tient toujours prête pour le transfert de gestion. Dans ce cas, la solution serait qu’elle s’engage sur une AOT (autorisation d’occupation temporaire du domaine maritime). Quant aux affaires culturelles (la DRAC), elle se tient disponible pour réactiver un dispositif de sauvegarde si l’irréparable n’est pas commis.
Légende : Les carcasses du cimetière marin, sur la plage du Magouër, à Plouhinec, un des emblèmes de la ria d’Etel, seront dans les prochains jours, broyés par des pelleteuses.
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Ouest-France 2-3/09/06
Plouhinec
Au cimetière du Magouër, trois bateaux doivent être détruits

L’association du cimetière de bateaux du Magouër (11 rue du Passage d’Etel, 56680 Plouhinec) est inquiète sur l’avenir du cimetière de bateaux du Magouër. Lors du conseil municipal de fin juin 2006, la destruction de trois bateaux sur neuf a été annoncée pour début septembre 2006. « D’où l’urgence de la situation » écrit le secrétaire de l’association Laurent Kerzerho qui précise : « Nous nous sommes retournés vers la dDE maritime, le conseil général ainsi que la préfecture, mais le dossier est toujours en attente de traitement dans ces services ».
Dans le « mot du maire » paru dans le bulletin municipal du mois d’août, Yves Jouannic exprime la nécessité de cette destruction afin de pouvoir construire un gril de carénage pour le chantier naval du Magouër. « On est donc passé d’une argumentation sécuritaire à un argument d’intérêt privé », soulignent les opposants à la destruction des bateaux.
Légende : La destruction de ces bateaux a été votée par le conseil municipal fin juin.
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Le Télégramme 19/09/06
Belz
Les épaves du Magouër à la communauté de communes : sans doute trop tard

En fin de conseil de communauté de communes, les élus ont débattu sur la question des épaves du Magouër.

« Je souhaiterais que l’on se penche sur la question des épaves du Magouër. Ce sont des bateaux qui viennent d’Etel pour la plupart. On parle beaucoup de patrimoine maritime, or on a là un patrimoine qui risque de partir. Nous sommes une structure porteuse du projet de gestion intégrée des zones côtières, on pourrait peut-être essayer de retarder l’échéance. »
Vendredi, en fin de conseil de communauté de communes, Alain Bonnec, délégué d’Erdeven, tentait de susciter un élan de la part des autres élus sur le sort des épaves du Magouër. « C’est un peu dommage pour le côté folklorique, mais il y a une nécessité économique », rétorquait Gérard Le Tréquesser, maire de Belz, faisant état de conversations sur le sujet avec son homologue de Plouhinec. Au côté économique (la nécessité de réaliser le bassin de carénage au chantier naval) s’ajoute, d’après le maire, le manque de bonne volonté des associations quant au transfert de responsabilités et d’assurances : « Quand on prend, on prend tout ».
« Et les assurances, ça couvre la responsabilité civile, mais pas le pénal », abondait Norbert Le Mentec (Etel).
« Et ce n’est pas sur notre territoire », objectait Léon Nabat, maire d’Erdeven et président du Grand-Site dunaire. « C’est néanmoins couvert par la gestion intégrée qui concerne toute la rivière », objectait Alain Bonnec.
« C’est une question que l’on peut mettre à l’ordre du jour du prochain conseil, car il faut avoir des éléments d’information pour en débattre », proposait le nouveau président, Louis, Hervé, maire de Locoal-Mendon. « Il risque d’être trop tard… », reprenait A. Bonnec.
Carole Tressens, directrice des services, suggérait alors que le groupe en charge de la gestion intégrée « planche là-dessus ».
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